Pressothérapie

Il s’agit d’un système mécanique de pression progressive du bas vers les haut des membres inférieurs afin de faciliter le drainage naturel de la lymphe au sein des canaux lymphatiques jusqu’aux aires ganglionnaires. Ce système permet également de faciliter le retour veineux des membres inférieurs.

 

Une séance dure 30 minutes, et il est recommandé initialement de le faire deux à trois fois par semaine puis d’espacer progressivement les séances en fonction des résultats.

 

La pressothérapie est indiquée dans toutes les pathologies lymphatiques en dehors de toute période inflammatoire et/ou infectieuses. Cela concerne par conséquent les œdèmes des membres inférieurs anciens ou récents et de cause purement lymphatique périphérique.

 

La pressothérapie est également indiquée dans les maladies telles que l’insuffisance veineuse afin de soulager les phénomènes douloureux (lourdeurs, lancements, pesanteurs, etc…)

 

Les œdèmes de cause métabolique telle que l’insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique sont une contre-indication au traitement.

 

Grâce à notre matériel équipé de 12 cellules de détection par botte, nous pouvons facilement varier les pressions d’une cellule par rapport à l’autre en fonction de la zone œdématiée à traiter.

Peeling

Peeling est un terme qui signifie « Peler » en anglais. Le traitement consiste à provoquer une destruction des couches de l’épiderme plus ou moins profondes par l’application d’un produit chimique acide. Ce traitement se fait généralement au niveau du visage.

 

Il existe différents types de peeling  selon la profondeur atteinte et le type de produit utilisé. Les peelings peuvent être par conséquent superficiels, moyens ou profonds, ces derniers nécessitant des précautions particulières et relevant d’une prise en charge lourde post-peeling.

 

Le peeling est indiqué dans le but d’estomper les rides, les cernes, d’unifier le teint et d’estomper les dyschromies suites aux expositions solaires répétées. Il permet aussi de stimuler la fabrication de peau neuve, plus jeune, plus ferme, plus tonique.

 

Dans les suites d’un peeling, la peau va rougir puis brunir puis desquamer (peler) pendant la semaine suivant le traitement. Une protection solaire est indispensable et ce pendant plusieurs mois après le peeling.

 

Dans les suites d’un peeling et notamment plus celui-ci est profond, il peut se produire également un œdème, des croûtes, des folliculites, une poussée d’acné ou une poussée d’herpès chez les patients présentant ce type de lésions.

 

Il peut également survenir des troubles pigmentaires sous forme de dyschromies et des cicatrices atrophiques sont possibles, généralement autour de la bouche.

Mésothérapie

Le principe consiste à réaliser des micro injections locales et très superficielles (intra-épidermiques, intra-dermiques) de doses faibles de médicaments ou de principes actifs.

 

En médecine esthétique, elle peut être utilisée notamment pour revitaliser le visage, estomper les cernes, stimuler la peau, réduire l’effet peau d’orange dans la cellulite, etc…

 

Les médicaments utilisés sont alors des mélanges de vitamines, d’oligo-éléments et de minéraux.

Le traitement se fait par zone, le plus souvent, et le plus proche possible de la zone ciblée. Cela permet de limiter les effets indésirables.

Les contre-indications sont rares : seules d’éventuelles allergies aux produits utilisés sont signalées. Il est donc recommandé de signaler lors de la première consultation toute allergie connue.

Injection de comblement

L’acide hyaluronique est un des éléments naturels constitutif de notre peau. Il attire l’eau comme une éponge (caractéristique hydrophile) et contribue ainsi à l’hydratation cutanée. Il est utilisé comme implant de comblement résorbable dans le traitement des rides du visage ou des pertes de volumes de la face.

 

En principe, il n’existe pas d’allergie à ce produit. Les injections peuvent être superficielles et l’effet est immédiat. On peut utiliser soit l’aiguille soit la canule pour limiter les hématomes.

 

Une séance complémentaire peut être nécessaire au bout de trois à six semaines.

 

Pour le traitement des rides, les zones les plus concernées sont :

 

  • les sillons naso-géniens ;
  • les rides de la lèvre supérieure ;
  • les rides d’amertume (des coins de la bouche vers le bas) ; et
  • les rides jugales (verticales au milieu des joues).

 

Pour le traitement des pertes de volumes, les injections sont plus profondes. Les zones les plus concernées sont :

 

  • les lèvres et la bouche (repulper ou ourler davantage) ;
  • remplir des joues ou des pommettes ;
  • corriger le nez ou le menton ; et
  • combler les tempes.

 

Le produit est synthétique et est quasiment identique à celui synthétisé par le corps humain. L’effet de l’injection de comblement est immédiat et se poursuit sur les mois suivants.

 

Pour les injections superficielles, il est bon de renouveler le traitement tous les six à neuf mois. Les produits utilisés pour les pertes de volumes durent plus longtemps : douze à dix-huit mois selon les personnes et les produits utilisés.

 

Au titre des effets indésirables, l’on note :

 

  • De petites rougeurs et gonflements au niveau des rides traitées peuvent se voir (selon les peaux) et persister de quelques heures à quelques jours après l’injection ;

 

  • Parfois, un fin cordon peut se sentir sur le trajet des rides superficielles traitées (surtout sur les peaux fines) et celui-ci s’estompe le plus souvent rapidement.

 

Les effets secondaires graves sont très rares et peuvent se produire exceptionnellement :

 

  • des démangeaisons pendant quelques semaines ;
  • des cordons bleutés (effet tindall) ; et
  • des granulomes inflammatoires (induration, gonflement et rougeur locale).

 

Ces effets sont réversibles mais peuvent être long à s’estomper notamment concernant le granulome. Il est alors possible de dissoudre l’acide hyaluronique implanté en injectant un produit spécifique : la hyaluronidase.

Toxine botulique

La toxine botulique agit en bloquant la libération d’acétylcholine, un neuromédiateur responsable du passage de l’information entre le nerf et le muscle et responsable de la contraction musculaire.

 

Lorsque cette communication est bloquée, la contraction des muscles ne peut plus se faire et le muscle est alors « mis au repos ». Il s’agit d’un phénomène temporaire et qui s’estompe au fur et à mesure que la toxine est éliminée.

 

En médecine esthétique, la toxine agit essentiellement pour les rides d’expression du haut du visage (tiers supérieur de la face : ride du lion, rides frontales, patte d’oie).

 

L’effet de la toxine ne dure que de quatre à six mois, période au bout de laquelle il faudra renouveler l’injection si l’on veut maintenir le résultat.

 

Les effets secondaires peuvent se traduire par de petits hématomes le plus souvent discrets. Ce traitement peut également entraîner chez les patients migraineux quelques maux de tête.

 

La complication principale est le ptôsis, c’est-à-dire la chute de la paupière supérieure qui entraîne une fermeture partielle de l’œil. Celle-ci est transitoire et réversible après trois à quatre semaines.

 

Dans les suites de l’injection de toxine, il ne faut pas gratter les zones traitées pendant les six heures suivant l’injection afin de ne pas provoquer de diffusion de la toxine dans d’autres zones musculaires non souhaitées.

 

Une nouvelle consultation a lieu en moyenne deux semaines après les injections, ce qui correspond au temps que met le produit pour faire son effet optimal. Une retouche peut alors être réalisée en cas de nécessité.

 

Il est conseillé d’éviter les traitements anticoagulants, les anti-inflammatoires et l’aspirine dans les jours qui précèdent le traitement afin d’éviter l’apparition d’hématomes.

Photoréjuvénation

L’aspect général d’une peau qui commence à vieillir est avant tout lié aux effets néfastes et accumulés des expositions solaires (héliodermie).

 

La photoréjuvénation (ou photo-rajeunissement) est une technique de traitement des tâches pigmentaires utilisant la lumière pulsée (IPL = Lumière Intense Pulsée ou lumière flash) ainsi que certains lasers comme le laser Alexandrite ou le Qswitch. Elle permet de donner un aspect plus jeune et plus unifié à la peau du visage, du cou, du décolleté ou des mains.

 

Il y a trois effets principaux attendus :

 

  • Atténuation des taches brunes solaires (lentigos solaires) ;
  • Atténuation des taches rouges et des petits vaisseaux (érythrocouperose) ; et
  • Amélioration de la texture de la peau (plus épaisse, plus tonique, plus lisse).

 

L’uniformité du teint et l’éclat de la peau sont aussi améliorés du fait de l’élimination des petits dépôts de pigment bruns qui se sont accumulés avec l’âge et qui rendent le teint terne.

 

Cette technique peut être associée au peeling, à la radiofréquence et aux LED. Plusieurs séances sont nécessaires pour bien améliorer la peau et le teint. Cela va permettre la stimulation progressive du collagène naturel et la reprise des activités habituelles peut se faire immédiatement après la séance.

 

Les résultats obtenus sont durables, surtout si l’on prend soin de sa peau (protection UV, hydratation…). Il est cependant recommandé de renouveler une séance tous les six à douze mois.

 

Au titre des effets indésirables, l’on note :

 

  • Des rougeurs apparaissent immédiatement après la séance mais disparaissent généralement en quelques heures ;

 

  • Les taches brunes traitées vont foncer, surtout après la première séance, pendant quelques jours. Parfois une très fine croûte peut se former sur les taches pigmentaires. Elle s’éliminera en moins d’une semaine ;

 

  • Il y a peu de risques lors de tels traitements. Toutefois, les énergies utilisées sont fortes et une brûlure est toujours possible. L’inflammation consécutive à la brûlure peut alors provoquer une hyperpigmentation post inflammatoire.

 

Une protection solaire est indispensable et l’exposition solaire est contre-indiquée. Il faut donc absolument éviter de bronzer pendant ce traitement car une peau bronzée va capter la chaleur du flash lumineux et peut alors trop chauffer et finir par se dépigmenter (taches blanches).

 

Une séance de photo-réjuvénation dure en général de 20 à 40 minutes. Il est recommandé de faire trois séances à un mois d’intervalle, puis une autre, trois mois plus tard.

Épilation électrique

Cette technique consiste à insérer une fine électrode en forme d’aiguille le long du canal du follicule pileux. Le passage d’un courant alternatif de « thermolyse » et de « thermocoagulation » le long de cette électrode provoque un échauffement plus ou moins intense et de courte durée permettant la destruction du follicule pileux.

 

Ce geste est généralement quasi indolore et accessible à tout phototype et toutes couleurs de poils.

 

Il convient de ne pas exposer la zone traitée au soleil pendant les huit à dix jours qui suivent le traitement. Des rougeurs et des fines croutes peuvent persister de deux à huit jours suivant le traitement.

Épilation laser

Le laser Alexandrite émet un faisceau de lumière monochromatique dont la longueur d’onde est égale à 755 nm.

 

Il n’a pas été démontré de risque cancérigène pour la peau avec cette longueur d’onde qui est celle qui permet d’absorber le mieux l’eumélanine (pigment qui donne la coloration brune ou noire à notre peau, nos cheveux et nos poils).

 

Ce type de traitement laser est accessible pour tous les phototypes de peau de I à IV. Les peaux très colorées (phototype V) ou noires doivent être traitées par un laser Nd YAG (1064 nm).

 

Ce traitement est aussi bien adapté aux hommes qu’aux femmes et permet notamment de régler le problème des poils incarnés, des folliculites, et des pilosités disgracieuses.

 

Lors d’une séance de laser épilatoire, il n’est pas utile que le poil soit très développé. L’idéal est d’effectuer un rasage de la zone 3 jours avant la séance pour qu’il y ait seulement une émergence du poil de l’ordre de 1 mm. Pendant la période de traitement, aucune épilation mécanique ne doit être effectuée (cire ou électrique), afin que le poil soit bien présent dans sa gaine lors du traitement.

 

Après une séance de laser épilatoire, tous les poils sont éliminés mais seuls ceux en phase anagène sont détruits. Il est donc nécessaire de compléter le traitement de plusieurs séances pour détruire l’ensemble des poils présents sur un territoire donné.

 

Après chaque séance, l’on constate une période sans repousse qui varie, selon les zones traitées, entre deux mois pour le visage et parfois jusqu’à quatre mois pour des zones où la réponse est plus favorable comme pour les jambes.

 

Cas particuliers :

 

  • Le poil de type duvet. Il y a peu d’échange thermique sur ce type de poils et l’efficacité du laser est alors limité voire délétère avec un risque de stimulation du duvet. L’épilation électrique peut être proposée notamment si les zones à traiter sont peu étendues.

 

  • L’épilation chez l’homme. Il existe une opposition entre l’action du laser par effet thermique et la présence d’androgènes (hormones mâles) qui stimulent la repousse du poil. Par conséquent, il est très difficile de prévoir la qualité du résultat car la réponse peut être variable. Certains patients auront une dépilation franche et durable, alors que d’autres auront une réduction moins significative et donc la nécessité de multiplier les séances…

 

  • Les poils blancs. Ces poils ne peuvent pas être traités par les lasers épilatoires du fait de l’absence de mélanine (pigment ciblé par le laser) dans le follicule pileux et dans le poil. le traitement de prédilection pour ce type de poil reste donc l’épilation électrique.